VivePatagonia

Guide du voyageurAvant le départ

Documents, argent, santé, connexion et tout ce qu’il vaut mieux régler avant de partir

Documents et durée de séjour

La plupart des nationalités entrent au Chili sans visa, en tant que touriste, pour une durée maximale de 90 jours. Ce n’est pas universel : la liste change et dépend du pays qui a délivré le passeport, si bien que la première démarche du voyage consiste à le vérifier auprès du Servicio Nacional de Migraciones.

Au contrôle migratoire, on vous demande un passeport valide, et l’on peut vous demander un billet de sortie et l’adresse de votre hébergement. Mieux vaut avoir ces deux informations sous la main, même si elles ne sont presque jamais vérifiées.

La Policía de Investigaciones remet sur place une carte de tourisme, sur papier ou en version numérique. C’est la preuve que vous êtes entré légalement, et elle vous sera redemandée à la sortie du pays : rangez-la avec votre passeport, pas dans la poche de votre pantalon.

Un détail dont il vaut la peine de profiter : sur présentation de cette carte et du passeport, les hôtels ne facturent pas la TVA aux étrangers non résidents qui paient en dollars ou avec une carte étrangère. Cela représente 19 % d’écart, et il faut le demander au moment du check-in, pas après.

Ce qu’on ne peut pas apporter

À l’arrivée, il faut remplir une déclaration du SAG (Servicio Agrícola y Ganadero). Ce n’est pas une formalité pour la forme : le Chili est séparé du reste du continent par la cordillère et le désert, et il protège cette situation à coups d’amendes élevées.

Les fruits, légumes, graines, viandes, produits laitiers, le miel et les produits en bois non traité sont interdits. En cas de doute, on déclare : déclarer quelque chose d’interdit signifie le jeter ; ne pas le déclarer signifie une amende.

L’argent

La monnaie est le peso chilien. Il n’a pas de centimes et les prix s’écrivent en entier : « 12.500 », ce sont douze mille cinq cents pesos.

  • Les cartes bancaires sont acceptées presque partout dans les villes. Dans les petits villages de la Carretera Austral et en Terre de Feu, non.
  • Partir sur la route avec des espèces. Il n’y a pas de distributeur à l’intérieur de Torres del Paine, et à Puerto Williams, le seul qui existe se retrouve à court de billets.
  • Les distributeurs prélèvent une commission sur chaque retrait avec une carte étrangère : mieux vaut retirer rarement et des montants plus élevés.
  • Le pourboire habituel au restaurant est de 10 %, et il est souvent suggéré sur l’addition. Il est facultatif et l’on peut le refuser sans gêne.

Langue

On parle espagnol, avec l’accent chilien et beaucoup d’expressions locales. Dans les services touristiques de Punta Arenas, Puerto Natales et Coyhaique, on parle anglais ; ailleurs, beaucoup moins. Une application de traduction téléchargée pour fonctionner hors ligne règle presque tout.

Connexion

Les villes ont une bonne couverture mobile, et le wifi est disponible dans les hébergements et les cafés. Sur la route et dans les parcs, non. Entre Coyhaique et Villa O’Higgins, à Bahía Inútil ou à l’intérieur de Torres del Paine, il y a de longs tronçons sans réseau d’aucun opérateur.

Deux réflexes qui évitent les frayeurs :

  • Télécharger les cartes hors ligne avant de quitter la ville.
  • Indiquer à quelqu’un le programme de la journée quand on part marcher, ainsi que l’heure estimée du retour.

Une carte SIM locale ou une eSIM s’obtiennent dans n’importe quelle ville et coûtent bien moins cher que l’itinérance.

Santé et sécurité

La Patagonie chilienne est une destination tranquille. Les vrais risques ne sont pas ceux qu’on imagine :

  • Le vent. Au printemps et en été, il dépasse souvent les 100 km/h en Magallanes. Il renverse une personne, ouvre brutalement les portières de voiture et fait varier la température ressentie de plusieurs degrés. Ce n’est pas une anecdote : c’est la cause la plus fréquente des accidents bénins.
  • Le rayonnement solaire. La couche d’ozone est plus mince à cette latitude. Le soleil brûle même par temps couvert et à 8 °C. Crème solaire et lunettes, toujours.
  • Le temps change en une heure. Soleil, vent et neige fondue au cours d’une même randonnée, c’est normal. Trois couches —thermique, polaire et coupe-vent imperméable— suffisent pour les douze mois de l’année.
  • L’eau du robinet est potable dans toutes les villes du portail.
  • Il n’y a pas de mal d’altitude : tout cela se trouve presque au niveau de la mer.

En cas d’urgence : 131 ambulance, 132 pompiers, 133 police (Carabineros). Il y a un hôpital à Coyhaique, Punta Arenas et Puerto Natales ; à Porvenir et à Puerto Williams, ce sont des hôpitaux communautaires de faible complexité, et un cas grave est évacué en avion. Une assurance voyage couvrant l’évacuation cesse d’être un luxe dès que l’on s’éloigne de la route principale.

Prises et courant

220 volts, 50 Hz, prises à deux ou trois broches rondes (types C et L). Les voyageurs venant d’Amérique du Nord ont besoin d’un adaptateur et, selon l’appareil, d’un transformateur.

Accessibilité

Elle est inégale, et mieux vaut le savoir à l’avance. Les grandes villes ont des trottoirs abaissés, des hôtels avec des chambres accessibles et quelques musées adaptés ; les sentiers de montagne, en général, non.

Il existe des exceptions qui fonctionnent : plusieurs points de vue et centres d’accueil ont des passerelles, et certains opérateurs proposent des navigations accessibles. Comme les détails changent selon la saison et le prestataire, le conseil honnête est de demander avant de réserver, en précisant le besoin concret par écrit. Dans la rubrique de chaque destination figurent les numéros de téléphone des établissements du portail pour le faire.

Si vous passez en Argentine

La moitié de la Patagonie se parcourt en passant la frontière. Le passage est simple —passeport et contrôle aux deux douanes—, mais il comporte deux pièges :

  • Avec une voiture de location, il faut prévenir à l’avance. Le loueur doit fournir une autorisation notariée et une assurance valable en Argentine ; la démarche prend des jours, pas des heures, et sans elle on ne passe pas.
  • Les mêmes règles du SAG s’appliquent au retour. Les fruits achetés à El Calafate restent à la frontière.

Vérifié le . Les règles d’entrée, les horaires et les fréquences changent : quand un point dépend de votre situation, vérifiez-le auprès de la source officielle citée en lien dans le texte.